Entre blessures

La personne blessée sous l’activation ou à la réactivation de sa blessure, blesse.

Si en réponse, en nous, il y a du mouvement (émotions, pensées, réactions négatives), c’est autant à regarder et à soutenir que les faits extérieurs et les conséquences voire la compréhension de l’action de l’autre. C’est une écoute tout en discernement qui s’apprend et s’apprivoise si l’on souhaite cheminer vers Soi.

Et il est à noter qu’à un certain plan, dans notre société, on responsabilise souvent, trop souvent la réelle victime.
Par domination, déni, par sécurisation de son appartenance à un groupe, soumission à l’autorité qui rejoint un besoin de sécurité, évitement du problème et du changement qu’il engendrerait. Ceci n’est pas exhaustif et il s’agit des schémas prioritairement utilisés en réponse à des besoins.

Car oui, il s’agit de stratégies et de rôles dans un système compétitif aux besoins de nos vies.

Dans ce même objectif, parfois, il s’agit de se plaindre pour seulement obtenir consciemment ou non, par compensation, dans un rôle stratégique plus ou moins conditionné ou par manipulation.

Théoriquement appeler la victimite, que ce soit par les pleurs et/ou une forme de séduction, la stratégie de l’attendrissement ou de l’apitoiement agit sur un plan égotique/narcissique ou identitaire.

Cela ne conduit pas nécessairement à du mieux être, même, rarement. Bien plus souvent à la reconduction de la blessure.

Il y a aussi un autre chemin.

Avec résilience voire foi, les victimes le trouvent car elles touchent ce pouvoir créateur intérieur sur Soi et avec les autres.

Alors la reconnaissance de sa propre responsabilité est posée, parfois en mettant genoux à terre face à l’impasse d’une situation ou à sa répétition. Il devient évident que l’on a soi même quelque chose à y regarder et surtout, à faire évoluer en soi.

Il y a ici même une clé pour la liberté, l’autonomie tout en étant dans le lien et la coopération.

Mieux que quiconque, dans la connaissance du problème, ces personnes sont porteuses de la ou les solutions.

Avec ce handicap, elles développent alors, comme l’aveugle ses autres sens, d’autres capacités et surtout un savoir être qui relève de l’Être.

Il y a alors à chaque mouvement émotionnel, à chaque difficulté, un pas de plus vers Soi jusqu’au calme du roseau dans le vent.

Un point central à la fois flexible et solide.

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